dimanche 15 novembre 2015

Écoute


Depuis le 4 octobre, nous avons posé notre regard sur l’église du monastère, lieu de la prière commune, lieu de la prière personnelle. Je voudrais aujourd’hui vous parler un peu de cette invitation que vous lisez dans le petit cloître juste avant d’entrer dans l’église : Écoute !
C’est le 1er mot de la Règle de Benoît. Il ne dit pas « tais-toi », mais il invite à l’intériorité, à l’écoute du cœur : Écoute, incline l’oreille de ton cœur.
Benoît invite chacun de nous à faire retour en son cœur, à ouvrir son oreille intérieure. Bien sûr, cela peut être difficile d’écouter profondément si nous sommes environnés de bavardages, de bruits divers mais reconnaissons-le, les pires bruits, les plus dérangeants, ne sont-ils pas nos parasites intérieurs ? car tout en étant en silence, nous pouvons vivre avec un sérieux cinéma intérieur, nous pouvons ressasser sans cesse nos pensées.  
Écoute, incline l’oreille de ton cœur. Apprends doucement à faire silence, sans manier la trique à ton égard ou à l’égard d’autrui. La trique mène au silence extérieur, pas au silence intérieur. Si la distraction te guette, laisse les pensées te traverser sans les retenir, comme tu regarderais les voitures passer sur la route sans vouloir les arrêter. Descends en toi. Ouvre-toi. Détache une parole de la liturgie, une seule suffit, et laisse-la parler en toi, se murmurer en toi… Quel écho prend une béatitude par exemple, si tu la laisses s’inviter en ton cœur, se dire, se redire. Si ton cœur est ainsi habité par une parole, tu seras d’autant plus à l’écoute lors de rencontres avec autrui, et tu deviendras silence. Si tu vis dans l’attention du cœur, tes rencontres en seront dynamisées, approfondies, et elles te porteront.
Écoute, incline l’oreille de ton cœur ! Il s’agit de vivre au niveau du cœur. Non point le cœur sentimental, lieu de toute émotion, mais le cœur profond, lieu de la volonté, de l’intelligence, de l’amour profond. Lieu de fidélité, lieu de tout engagement.
Si nous vivons tous à ce niveau d’écoute, nous n’allons pas devenir graves et tristes, que du contraire, mais joyeux, paisibles. Le lieu de l’écoute est lieu de grâce. Nous allons vivre de tout notre être, écouter de tous nos pores, et nous entendrons la feuille qui tombe en cet automne de lumière, nous entendrons le murmure du souffle ténu, qui pour Élie, s’est révélé appel du Seigneur, don du Seigneur, présence offerte. 
Sr Thérèse-Marie

dimanche 8 novembre 2015

Environné de tant de saints (suite)

De retour dans la chapelle et nous nous approchons de chaque vitrail.
Dans l’abside, ce sont des saints locaux qui sont représentés : il s’agit de
-St Bérégise, fondateur de la première communauté religieuse à Saint-Hubert, quand la cité s’appelait encore Andage, au début du VIII°s,
-St Remacle, fondateur des Abbayes de Stavelot et Malmédy,
-St Hubert : quittant une vie mondaine peu édifiante, en 688 il se fait moine avant de devenir évêque de Tongres-Maastricht-Liège,  il a donné son nom à notre cité,
-St Willibrord qui évangélisa nos contrées et dont le souvenir reste vivant à Echternach, au Grand Duché de Luxembourg,
-Bienheureux Thierry de Leernes, abbé de St-Hubert au XI°s., qui réforma l’abbaye, agrandit les bâtiments, favorisa l’étude, fonda 8 prieurés et construisit l’église St-Gilles. On dit que Jésus enfant lui serait apparu, d’où la représentation du vitrail.
Au fond de la Chapelle latérale, se trouvent: Notre père dans la foi, Abraham, le roi David, et puis un saint qui est à la charnière des deux testaments : Jean-Baptiste, et enfin saint Pierre et saint Paul, colonnes de l’Église et saints patrons de la Basilique de Saint-Hubert, sainte Jeanne d’Arc, saint Joseph et l’archange saint Michel.
Dans le chœur se trouvent 4 saints et 4 saintes en rapport avec la vie monastique :
-Sainte Opportune, abbesse bénédictine de Montreuil (Normandie), morte vers 770. On raconte que le garde-forestier avait volé l’âne de la communauté. Sainte Opportune pria et le pré où était parti l’âne devint salé, impropre à la culture. Dès lors le garde restitua l’âne et de surcroît donna le pré salé à la communauté lésée.
-Sainte Radegonde, reine du VI°s. Originaire de Thuringe (Allemagne), elle fut mariée à Clotaire, un des fils de Clovis, à Soissons. Elle fonda une communauté de religieuses, l’Abbaye ND à Poitiers, qui prit le nom de Sainte Croix lorsqu’elles reçurent une relique de la précieuse croix et adoptèrent la règle de Césaire d’Arles.
-Saint Benoît, et sa règle, que toute communauté bénédictine suit.
-Sainte Cécile, patronne des musiciens, avec un petit instrument de musique en main,
-Saint Martin de Tours, et ses dernières paroles en latin : « je ne refuse pas le labeur »,
-Sainte Gertrude d’Helfta, et son livre des révélations, mystique allemande du XIII°s,
-Saint Hughes de Cluny, réformateur des bénédictins au XI°s, on aperçoit une ébauche de l’abbaye à ses pieds.
-Saint Grégoire le Grand, pape, qui a écrit une vie de saint Benoît « Les Dialogues ».


            Sœur Thérèse-Marie

dimanche 1 novembre 2015

Environné de tant de saints

Aujourd’hui nous fêtons tous les saints. Saints qui ne figurent pas dans nos calendriers, que l’Église n’a pas officiellement canonisés… tant de saints qui, à leur époque, d’une manière ou d’une autre, ont vécu l’Évangile, sont devenus comme page d’Évangile pour ceux et celles qui les ont côtoyés.
C’est pour nous l’occasion de poursuivre notre visite guidée de la chapelle, et de contempler les vitraux. Ils représentent des saints plus ou moins connus.
Mais arrêtons-nous d’abord à la réalité même du vitrail. Constitués des morceaux de verre peints, ils laissent passer la lumière, la colorent, chacun à sa manière.
Ainsi les saints : ils vivent traversés de la lumière de Dieu, ils nous permettent de contempler sa Face, sous diverses facettes. Les uns reflètent pour nous la tendresse de Dieu, d’autres sa miséricorde, d’autres son souci des petits, d’autres encore sa compassion, sa beauté… Chacun, pénétré de l’Évangile, nous dit Dieu, et accompagne notre route. Ils ne sont pas là pour que nous nous arrêtions à eux, mais pour que, avec eux, nous allions à Dieu. Ils sont pour nous comme des pages d’Evangile.
Ils nous disent la communion à travers les temps : notre liturgie, notre prière, est unie à la prière de ceux et celles qui ont vécu avant nous, ici ou ailleurs, et qui maintenant célèbrent dans la gloire de Dieu.
Si vous passez par le monastère, arrêtez-vous un peu dans l’église, faites-en le tour, regardez tous ces vitraux qui donnent une si chaleureuse lumière à notre chapelle, lumière mouvante ou fil des saisons et des heures.
Et regardez de plus près ces fameux vitraux : chaque saint est normalement identifié par un symbole qui lui est souvent propre ; mais heureusement, dans l’église, sur chaque vitrail est écrit le nom du saint !
Vous ne trouvez pas sainte Scholastique, sœur de st Benoît ?
Oui, plusieurs vitraux, dont le sien, ont été détruits lors de la guerre, et n’ont pas été remplacés. Mais c’est sûr, sainte Scholastique ne manque pas pour autant de veiller sur la communauté !
Dimanche prochain, vous trouverez ici une brève présentation de chaque vitrail, que vous pourrez compléter à votre gré, au fil de vos découvertes.


Sœur Thérèse-Marie

dimanche 25 octobre 2015

Les sens de l'Humilité

Poème écrit dans le cadre d’un partage sur le thème de l’humilité. Il insiste, comme Saint Benoît nous y invite, sur la nécessité d’adopter une attitude extérieure en harmonie avec ce qui est vécu au plus intime du cœur. Les versets 56 à 61 du Chapitre 7 de la Règle de St Benoît appellent à cultiver l’amour du silence pour devenir présence attentive à l’autre, à privilégier le sourire de bienveillance et à parler calmement, en peu de mots, avec sérieux, traduisant ainsi la maîtrise de notre monde intérieur.

Les sens de l’Humilité


C’est au son discret de ta voix
Que je t’ai reconnue
Elle était douce et avait écarté les « Moi aussi je »
Et autre « Moi, je dis toujours »

C’est au sourire de tes pupilles
Que je me suis réchauffé
Elles disaient « Oui, je comprends »
Et « j’ai tout mon temps »

C’est à la paume de tes mains
Que j’ai senti tout ton accueil
Elles signifiaient que donner, recevoir et pardonner
Sont sources de bonheur

C’est au léger mouvement de tes oreilles
Que j’ai perçu la chaleur de ton écoute
Elles étaient toute ouïe
Au flot de mon tourment

C’est à ton parfum de violette
Que je me suis enivré
Il était tout en délicatesse et
m’apportait tant de tendresse

O Humilité, viens donc m’habiter
Pour qu’à d’autres
je puisse te partager
  Pierre

dimanche 18 octobre 2015

La Parole de Dieu


Bonjour,
La semaine dernière, en notre poursuite de la visite de la chapelle, nous nous étions arrêtés à quelques signes de la présence de Dieu. Sans doute avez-vous remarqué qu’un essentiel manquait… C’est tout simplement que nous l’avons réservé pour aujourd’hui. Il méritait bien un article pour lui seul.

Oui, tournons nos regards vers le lutrin, mobile à Hurtebise, où est toujours déposé un livre ouvert. La Parole de Dieu nous est offerte. En elle, Dieu vient à notre rencontre, se révèle. Cette Parole nous la recevons à chaque office, à chaque liturgie eucharistique, et chaque jour dans la « liturgie du cœur » qu’est la lectio divina. Une lecture priante de la Parole. Chaque soeur en fait au quotidien, prend un temps prolongé de lecture silencieuse de la Parole. Au long des jours il s’agit de se laisser ouvrir l’oreille, l’oreille du cœur. Accueillir la Parole, la prier, la laisser façonner notre vie. En un premier temps de lecture, après avoir prié l’Esprit d’habiter nos cœurs, nous sommes invitées à regarder le texte de plus près : son insertion dans la Bible, le vocabulaire utilisé, les passages parallèles, les passages semblables ou opposés, les liens entre Premier Testament et Nouveau Testament, le genre littéraire… Nous essayons d’éclairer ce qui nous pose question… Ces textes anciens requièrent en effet un travail de lecture attentive. Ensuite, nous nous attardons à contempler le visage de Dieu qui se révèle à travers ce passage. Car la Bible n’est pas d’abord un livre de morale qui va nous dicter la conduite à suivre, mais une révélation, certes tâtonnante, progressive, partielle du visage de Dieu. Nous y percevons aussi une révélation de notre visage d’humains. St Grégoire le grand nous invite à découvrir le cœur de Dieu en la Parole de Dieu.  Vient alors le moment de la prière : j’écoute ce que le Seigneur me dit à travers cette Parole, et je lui réponds. J’accueille dans le silence du cœur cette Parole, comme une semence qui germera en son temps.
Tu es tenté par l’expérience de la lectio, un blog peut t’y aider : http://partage-de-lectio.blogspot.be/

La Parole de Dieu tient une place importante en la vie de tout baptisé. Elle est là, ouverte au milieu de la chapelle, comme une invitation. Lors de la liturgie nous la recevons en assemblée, elle fait de nous le peuple de Dieu. Elle nous est confiée. Soyons dépositaires de cette Parole pour qu’elle trouve aujourd’hui encore un cœur qui écoute. 

Sr Thérèse-Marie


dimanche 11 octobre 2015

Où est-il ton Dieu?

Me revoici comme promis pour poursuivre avec vous notre petit tour de l’église du monastère. Aujourd’hui, je vous propose de nous attarder un peu aux divers signes de la présence du Christ.
Souvent on demande : « où est-il ton Dieu ? » Cette question n’est pas nouvelle. On la trouve déjà dans le psautier, ce livre de prière que Jésus à la suite des siens a utilisé.
L’église, en s’inscrivant dans le paysage d’Hurtebise, est comme un témoin de cette présence. Non point qu’elle soit LE lieu de sa présence, mais en ce qu’elle nous dit : « il y a Dieu », en ce qu’elle témoigne de lui.
Lorsque nous célébrons, un premier signe de la présence est l’assemblée elle-même. Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux, nous dit Jésus (Mt 18,20) Ainsi le frère, la sœur qui est là assis près de toi, est pour toi sacrement de la présence de Dieu. Ainsi l’assemblée dit la présence. Faire assemblée devient un geste de foi éminent, et ouvre à la présence réelle de notre Dieu. L’assemblée est Tabernacle de la Présence. Voilà qui nous surprend, nous émerveille, nous invite à participer à la liturgie avec un cœur attentif à la présence d’autrui, car en notre communion, Dieu s’invite.
Nous venons de parler de l’assemblée comme tabernacle, voilà qui nous invite à tourner nos regards vers le Tabernacle. Il nous proclame que le Christ est pain de vie.  La porte de notre tabernacle est l’œuvre de Philippe Denis. Le motif de cette porte suggère un cercle et ce cercle n’est pas plein, il est simplement évoqué. Invitation à ne pas s’arrêter à la matérialité de cette porte, mais à pénétrer. Invitation à s’intérioriser, à se recueillir pour demeurer en Lui comme Lui souhaite demeurer en nous. Ce cercle peut aussi évoquer l’alliance qui se noue dans ce don du pain.
Parler du don du pain, nous amène à la célébration eucharistique. Et nos regards se tournent vers l’autel. C’est d’un seul bloc de pierre que Jean Willame l’a sculpté : Christ est notre rocher. Sur lui nous pouvons fonder notre vie.
Au-dessus de l’autel, nous découvrons la croix : une croix glorieuse : le Christ n’y figure pas. Christ est ressuscité ! Il nous invite à passer avec lui sur l’autre rive, dans la foi. Les branches verticales et horizontales de la croix ont même dimension, signe que verticalité et horizontalité se conjuguent en nos vies, que tendant vers Dieu nous sommes appelés à tendre aussi vers l’humanité. Le commandement de l’amour est double : tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. Telle est l’humilité de notre Dieu qui n’a pas voulu dominer, écraser, mais s’est fait l’un de nous et se donne à rencontrer dans le moindre de ces petits (cf Mt 25) Pour la réaliser Philippe Denis s’est inspiré d’un mot du prophète Malachie : « la guérison est dans ses rayons » (Mal 3,18) et de la citation du cantique de Zacharie « soleil levant qui vient nous visiter », chanté chaque matin aux Laudes.
Le cierge pascal, présent durant le temps pascal et lors de funérailles, nous dit que le Christ est notre lumière. Ainsi la liturgie a conservé l’usage de cierges durant les célébrations. On aurait pu penser qu’à notre époque les cierges seraient remplacés par une ampoule électrique. Mais non, la fragilité de la flamme qui s’élève d’une simple colonne de cire dit tellement mieux cette lumière que le Christ est cette lumière qu’il nous offre. Il s’offre à nous, il ne s’impose pas. Il ne cherche pas à éblouir, il veut seulement éclairer.
Le lutrin, où est ouvert le livre de la Parole, est aussi un signe de la présence : nous y reviendrons dimanche prochain...
Asseyons-nous simplement en cette église, laissons-nous habiter par Celui qui nous y donne rendez-vous.
Sr Thérèse-Marie

dimanche 4 octobre 2015

Une petite visite...


A la demande de la COREB (conférence des religieuses et religieux en Belgique) et de l’URV (organisme néerlandophone pendant), dans le cadre de l’année de la vie consacrée, ce week-end, les communautés religieuses de Belgique sont invitées à ouvrir un brin leur porte, à offrir un moment de rencontre à qui voudrait découvrir un peu la vie consacrée aujourd’hui.
C’est ainsi que la communauté d’Hurtebise avec quelques amis se tient prête à accueillir ce dimanche après-midi qui voudrait découvrir la vie monastique.
La prière de None, un montage diaporama, une petite visite de l’église du monastère, d’un ermitage, de l’atelier d’icônes, le partage du goûter, la prière de Vêpres, un temps d'adoration,... autant d’occasions qui sont offertes pour une rencontre, un partage.
Aussi pour vous, amis d’Hurtebise, pourquoi ne pas partager un brin quelques éléments de la visite de l’église du monastère ? Certains d’entre vous la connaissent bien, d’autres moins.
Alors en route pour un petit tour.

Tout d’abord, rappelons que la présence monastique à Saint-Hubert est attestée depuis le VIII°s. jusque fin du XVIII°s., en 1792 exactement lorsque la communauté des moines est dispersée. Cette présence monastique sera restaurée par une communauté bénédictine féminine en 1938, communauté qui oscille entre 15 et 20 membres. Il n’y a donc aucun lien de continuité entre la communauté des moines et cette petite communauté de moniales d’Hurtebise. Mais de savoir notre monastère implanté dans une terre porteuse d’une longue histoire bénédictine est source d’encouragement.
Avant l’arrivée des sœurs en 1938, la propriété comprenait quelques bâtiments : une petite ferme et sa grange qui sera transformée en chapelle, un habitat, un pavillon de chasse… dès 1937 des travaux ont été entrepris pour transformer l’espace en monastère.

Le bâtiment de façade a été construit par l’architecte Noirhomme, en style néo-roman, avec arcs en plein cintre et pierres du pays (la coloration rouge du grès indique la présence de fer dans le sous-sol. Les pierres sont tirées d’une carrière située à quelques centaines de mètres du monastère).

L’intérieur de la Chapelle est très dépouillé et serein laissant un bel espace libre, aéré et clair dans le sanctuaire et elle est dotée d'une excellente acoustique. Notre église n’a rien d’une cathédrale, et n’est pas portée par une longue histoire. Mais son architecture parle. Le dépouillement nous invite à venir le cœur simple, à nous laisser unifier dans la prière et la communion fraternelle. L'espace libre nous dit quelque chose de la relation entre humains et de la relation entre l’humanité et Dieu. Au centre de la communauté, il n’y a pas la communauté, il y a un espace d’accueil pour l’autre. Et quand vous regardez l’agencement de cet espace, Dieu lui-même ne se tient pas au centre. Il est partenaire, pour nous inviter à être toujours plus accueil. Dans ce lieu, nous sommes d’abord accueillies, et nous devenons à notre tour accueillantes. Il y a symboliquement place pour l’ensemble de l’humanité, pour notre planète. Si dans la disposition des sièges, les sœurs sont regroupées en communauté, pour une question chant, mais aussi parce que, c’est en tant que communauté, partie du peuple de Dieu que nous allons à Dieu, vous observez qu’il n’y a pas de distance entre la communauté et les personnes qui souhaitent se joindre à la liturgie. C’est une image de la réalité à laquelle nous sommes appelés tous et toutes : former ensemble un seul peuple, une seule assemblée célébrante.

Ainsi le bâtiment appelé église reflète quelque chose de ce qu’est l’Église avec un grand E, peuple de Dieu, largement ouvert, décentré de soi… 
Sr Thérèse-Marie